Blouse coiffeur : comment choisir entre tunique, cape et peignoir

La blouse de coiffeur désigne en réalité trois vêtements : la tunique que porte le professionnel, la cape de coupe et le peignoir ou kimono que porte le client. Pour une coloration, la matière doit être enduite ou déperlante afin que la teinture ne traverse pas, alors qu’une coupe demande surtout un tissu lisse sur lequel les cheveux glissent.

Tunique, cape ou peignoir : à quoi sert chaque blouse de coiffeur

Chaque vêtement a un porteur et un rôle précis. Les confondre conduit à acheter une cape quand il faut une tunique, ou l’inverse.

Vêtement Qui le porte Usage Matière courante
Tunique Le coiffeur ou l’apprenti Protéger la tenue pendant la journée Polycoton
Cape de coupe Le client Recueillir les cheveux coupés Polyester lisse
Peignoir ou kimono Le client Shampoing et coloration Matière enduite ou déperlante

Cape, peignoir et tunique de coiffeur posés côte à côte

Les salons gardent souvent les trois en stock. Pour choisir un lieu où les voir en situation, le guide pour choisir un salon de coiffure dans le Vaucluse donne un exemple de ce qu’on trouve sur place.

Le prix dépend surtout du type de vêtement : la cape est en général la pièce la moins chère, le peignoir et la tunique coûtent plus cher parce qu’ils demandent plus de tissu et de finitions. Les comparateurs de prix mélangent d’ailleurs ces trois familles, ce qui rend les écarts difficiles à lire.

La matière, premier critère selon la coupe ou la couleur

Une matière enduite ou déperlante protège de la teinture et de l’eau du bac. Le polyester et le polyamide enduits répondent à ce besoin, le polycoton est plus respirant mais laisse passer le liquide à la longue.

Le coton seul absorbe la teinture : il convient à la coupe, pas à la couleur. Une teinture d’oxydation, dont l’oxydant est le plus souvent du peroxyde d’hydrogène à 6 % selon l’INRS, laisse une tache définitive sur un tissu qui l’a bue.

Pour la coupe, un tissu lisse retient moins les cheveux coupés. Sur un tissu en relief ou une maille, ils s’accrochent et se retrouvent ensuite sur les vêtements du client. Les conseils d’un professionnel sur la coupe sont détaillés dans l’article sur les conseils de coiffeur pour la coupe.

Fermeture, col et longueur : les détails qui changent l’usage

La fermeture se joue entre pressions, scratch, crochet et simple lien. Les pressions tiennent bien au lavage, le scratch s’enfile vite mais s’encrasse de cheveux, le lien convient à une cape qu’on enlève souvent.

Le col mérite autant d’attention que le reste : un col ajustable empêche les cheveux de glisser dans le cou du client. Sur une cape, la longueur descend sous le genou pour couvrir les vêtements assis. Pour une tunique, on choisit des manches longues si l’on travaille beaucoup avec des produits, des manches courtes si l’on cherche la liberté de mouvement.

Choisir sa tunique de coiffeur pour le salon ou l’apprentissage

Une tunique de coiffeur se juge sur la liberté des bras, les poches et la coupe, cintrée ou droite. Des poches de poitrine et de hanche permettent de garder peigne, pinces et ciseaux à portée de main.

Le choix de la taille compte : une tunique trop ample se prend dans les outils, une tunique trop serrée gêne le geste. Pour un apprenti, un modèle droit et simple à laver fait le travail, la tenue exacte attendue se vérifie auprès de l’établissement de formation.

La protection de la peau s’ajoute à celle des vêtements. Selon l’INRS, la coiffure est l’un des secteurs les plus à risque de dermatites de contact, avec un travail en milieu humide d’au moins 2 heures par jour et souvent plus de 4. Des gants pour la coloration restent donc nécessaires en plus de la tunique. Pour ceux qui cherchent un professionnel, le guide pour trouver un coiffeur en Seine-et-Marne peut servir de point de départ.

Couper ou colorer à la maison : la cape suffit-elle

Pour une coupe à la maison, une cape imperméable et une serviette posée dessous suffisent. Pour une couleur, la cape seule ne protège pas les épaules et le cou : on y ajoute une vieille tenue que l’on peut tacher et des gants.

Coloration à la maison avec une cape sur les épaules

Faute de cape, une nappe ou un tissu enduit découpé en rectangle, percé au centre pour la tête et fermé au cou, dépanne une fois. Il glisse, ne ferme pas bien et laisse passer la teinture sur les côtés, donc il ne remplace pas une vraie cape.

Une couleur ratée se rattrape : le guide pour rattraper une couleur ratée chez soi décrit les gestes à connaître avant de recommencer.

Entretien et prix : ce qu’il faut prévoir

L’entretien suit la matière. Une blouse de travail en polycoton, composée par exemple de 65 % de polyester et 35 % de coton, se lave à 40°C selon la fiche d’un fournisseur de vêtements professionnels. Une cape enduite se rince et se sèche à plat, sans chaleur forte qui abîmerait l’enduit.

Une teinture fraîche se détache à l’eau froide avant le lavage : plus on attend, plus la tache s’incruste. En salon, prévoir plusieurs pièces permet d’en avoir toujours une propre pendant que l’autre sèche.

Côté budget, la tunique est le poste le plus lourd pour un professionnel, puisqu’il en faut plusieurs pour tourner. Un particulier qui colore chez lui se contente d’une cape et d’une paire de gants, ce qui limite la dépense.

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